Rama Yade Secrétaire d'Etat et alors?

Publié le par Istovant-NKOGHE

  
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       "Jeune, naïve, inutile et inexpérimentée". C'est par ces propos que notre premier ministre F.Fillon  a qualifié en septembre dernier sa secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, la jeune Rama yade, lors de sa visite improvisée aux squatters d'Aubervilliers.
         Rama Yade, cette jeune femme politique de 30 ans, dont le visage illumine les médias avec des allures de "marianne" noire me laisse un sentiment mitigé. Présentée comme le symbole à la fois d'une démarche en faveur de la parité politique effective et comme la  tentative de représentation des diversités de la Françe, elle me paraît, à moi, mais aussi à bien d'autres comme une potiche politique. Si en politique, la communication, par le verbe et par l'image, bref, la com. tout court, a une importance plus que cruciale, le staff de Sarkozy y est passé maître dans l'art de faire ce qu'il faut faire pour arriver au sommet de l'Etat, peu important les  moyens. Rama a servi de moyen, parmi tant d'autres moyens aux experts de la com de l'UMP en vu des échéances de 2007. L'Elysée en boîte, elle est désormais cantonée à un seul rôle:  faire de la figuration politique.
              Jean-Michel Aphatie, déplorait par ailleurs que Rama n'ait pas été dans le cortège de ministres qui a accompagné le président en Chine. En tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, il n'est pas superflu de penser qu'elle avait sa place parmi les autres ministres au cours de ce déplacement, lorsqu'on sait que la question des droits de l'homme est l'une des questions majeures lorsque l'on associe "Chine et politique". C'est quand même assez ironique de constater que la même Rama a été envoyé au Tchad dans le cadre de l'affaire de "larche de zoé" et ce sans aucune pudeur diplomatique. Cela serait-il le signe d'une politique étrangère à deux leviers?
Une politique étrangère envers les Etats-faibles, dans laquelle, aucune précaution n'est prise, ni aucune langue de bois pratiquée ( cf. "Je ramènerai les français chez eux" du président), et d'autre part, une politique étrangère des Etats-forts, dans laquelle, là, au contraire, tout le must de la diplomatie est déroulé dans la perspective de ne causer aucun incident avec l'autre pair (en évoquant par exemple la question des droits de l'homme si chère à la France et si amère aux palais des dirigeants de Pékin). Quoiqu'il en soit, voici encore là une belle leçon de real politik (politique réaliste ou pragmatisme politique) à l'américaine que nous donne le président. Vive Machiavel et les autres...
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Publié dans Politique

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