Brest n'est pas Gotham city et je ne suis pas batman
Après mon article sur une scène de violence à coat ar, je reviens ici dénoncer la violence gratuite qui sévit à Brest depuis quelques années et dont l'ampleur ne cesse de croître. Un bus caillassé à pontanézen, puis un autre dans lequel j'avais ma place en haut de jean jaurès (par des lycéens en colère). Le siège de la présidence de l'UBO caillassé par des jeunes en colère, bref...mais enfin, je me demande dans ce cas que l'on me fasse la liste de ce qui n'est pas permis quand on est en colère. Celle-ci, visiblement courte, serait plus utile à connaître, plutôt que prendre la liste par le côté de ce qui est permis et dont l'énumération est presque infinie.
Le soir de la St Sylvestre, alors que je raccompagnais un ami (Yannis) avec qui j'avais passé la soirée, j'ai constaté un important regroupement (de jeunes!) au pied même de l'hotêl de ville vers 4h du matin. Tout se beau monde semblait très agité, mais harmonieusement orchestré dans l'accomplissement en choeur d'un seul geste: coups de pied vers le sol. J'avais rapidement compris ce qui se passait: quelqu'un gisait à terre, se protégeant le visage (un autre jeune). Ayant encore en tête la question de Rozenn ("mais toi, qu'as tu fait?"), je décidais de traverser la rue et mettre un terme à cette scène. Un jeune que je reconnaissais comme ayant été un de mes étudiants l'année passée, participait à ce lynchage public et lançait à un autre groupe de jeunes qui passait non loin de là "allez-y, c'est gratuit pour tout le monde ce soir!". Au même moment, écartant quelques personnes, je ramassais le jeune encore à terre, et le sortis de cette assemblée de jambes endiablées...
A l'approche des municipales, puis des cantonnales, il est deux questions qui devraient préoccuper, nos futurs élus:
- La question de la violence à Brest
-La question de l'alcool à Brest
J'ai l'intime conviction et je ne suis pas le seul, à considérer que ces deux questions sont intimement liées. Cependant, il ne sert à rien de traiter de la violence si on ne traite pas le facteur qui facilite à Brest, ses manifestations: l'alcool des jeunes.
Mes amitiés, Istovant Nkoghe
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