Je soutiens Réza Salami aux cantonnales

Publié le par Le Faucon

undefined
Cantonales à Brest. Réza Salami veut un centre-ville socialiste
Article paru dans le Télégramme, le 18 octobre 2007.

A 43 ans, Réza Salami n'est pas à proprement parler un néophyte du fait politique, puisqu'il occupe déjà le poste de secrétaire du PS pour la section rive gauche, qu'il est secrétaire-adjoint du comité de ville et qu'il a dirigé la dernière campagne de Patricia Adam. Pour autant, ce sera la première fois, en mars, qu'il se présentera en nom propre pour l'élection cantonale de Brest-centre. Qui aurait pu le prédire à son arrivée en France, en 1983 ?

Les promeneurs, les badauds, les habitués du centre-ville connaissent tous la silhouette de Réza Salami. Toujours tiré à quatre épingles et le bonjour facile, il a pignon sur rue depuis près de 20 ans et l'ouverture de son commerce de tapis luxueux « Persepolis ». Également connu comme l'un des meilleurs joueurs d'échecs de la région, Réza Salami doit encore une certaine notoriété à son engagement politique au sein du Parti socialiste qu'il a rejoint il y a une dizaine d'années. Pourtant, à son arrivée en France en 1983, rien ne le prédisposait à se montrer sur le devant de la scène. « Je suis d'origine iranienne et je suis arrivé en France, à Paris, en 1983 dans le but de poursuivre mes études et j'ai choisi de venir à Brest en 1985 pour suivre un Deug d'informatique et une maîtrise d'ethnologie ». Désormais citoyen français, Réza Salami ne parlait pourtant pas un traître mot à son arrivée mais avait chéri, pendant sa jeunesse, la lecture des poésies et romans français, traduits. Il y ajoute maintenant une tendresse quasi-viscérale pour « la Bretagne et son histoire » et se dit « malheureux de quitter Brest plus de 15 jours parce que j'aime bien retrouver les gens que je connais ».

Contre le dogme

Réza Salami n'a aucune peine non plus à avouer « avoir épousé les idées marxistes » pendant sa jeunesse, mais dit avoir trop « lu et vécu les révolutions » pour ne pas avoir consommé une sorte de divorce avec elles. Devenu réformiste, il considère aujourd'hui que la vérité n'existe pas, à l'exception de la naissance et de la mort. « Le reste, ce n'est que de la perception et c'est pour cela que je rejette le dogme. Je veux développer ma capacité d'écoute pour essayer de trouver des arguments qui vont dans le bon sens. La traduction politique de cette pensée, c'est que nous ne sommes pas là pour vaincre mais pour convaincre ». À son avis, le rôle du politique est « de panser les plaies et de penser les clés » pour concilier ses désirs d'humanisme allié au développement durable.

« Du courage pour savoir »

« Strauss-kahnien » au sein du parti, Réza Salami veut « trouver des solutions » aux côtés de Pierre Maille, en cas de succès, à propos des problèmes brestois comme la péri-urbanisation ou bien encore « une offre d'emploi pas assez adéquate pour les jeunes diplômés brestois ». La tâche sera rude, sans doute, mais Réza Salami s'en rapporte aux philosophes antiques qui disaient : « Il faut du courage pour savoir .

http://www.rezasalami.fr/
Publicité

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article